• Des menteuses ou des inconscientes ?

    Anne Hidalgo, 1ère adjointe PS au maire de Paris, Catherine Lalumière (PRG) ancienne vice-présidente du parlement européen, Danièle Hoffman-Rispal députée PS et adjointe au maire de Paris Danièle Hoffman-Rispal et la députée PS Annick Lepetit sont des menteuses !

    Réunies au sein d'un « comité des Parisiennes de gauche pour le oui » elles affirment : « La phrase "toute personne a droit à la vie" (article II-62 de la constitution), où certains tenants du non ont vu des menaces sur l'IVG, est extraite de la Convention européenne des droits de l'homme de 1950. ».

    C'est faux !

    L'article II-62 de la constitution européenne précise : « toute personne a droit à la vie ! » . L'article 2 de la CEDH paragraphe 1 précise : « le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi... »

    Ce glissement sémantique - un des rares constaté dans la partie II de la Constitution européenne - n'est pas innocent ! En effet, la Partie II reprend la rédaction de nombreux articles de la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH) au mot près, sauf exception, et de taille !

    Le choix de libeller l'article II- 62 comme «  toute personne a droit à la vie » prépare le terrain contentieux à tous les partisans de l'anti-avortement. Le débat complexe est évident pour ceux qui se sont véritablement intéressés à cette question juridique. Les « Pro-life » pourront demain saisir les tribunaux pour amender et remettre en cause  la loi Veil sur l'IVG de 1975.

    Ils tiennent enfin leur revanche !


  • Commentaires

    1
    dupuis
    Samedi 14 Mai 2005 à 18:45
    Article II-62
    La rédaction de l'article II-62 de la constitution européenne est préférable à celle de la convention européenne des droits de l'homme. Le droit d'une personne à la vie ne devrait souffrir aucune exception. Encore faudrait-il savoir et définir à quel moment de sa vie commence une personne. La science a répondu à cette question. En effet, lors d'une fécondation in vitro, le médecin sait qu'il va implanter un être humain qui du stade d'oeuf fécondé passera par plusieurs étapes:foetus,nouveau-né, enfant, adolescent,adulte,vieillard,puis finalement mort sans que l'on puisse définir, après la fécondation, à quelle étape cette personne humaine est la plus elle-même,ni à quelle étape apparaîtrait un moment particulier pour lui conférer la dignité de personne humaine. On peut simplement constater qu'un être humain passe par ces différents stades de développement puis de décroissance ,de son origine à sa mort, chaque stade n'étant que l'expression d'une seule et unique vie. Cette observation est aussi valable pour un chêne ou pour un chat. Quand pourrait-on dire qu'un chêne est le plus chêne et un chat le plus chat? Si le nouvel être humain n'était pas présent dès le moment de la fécondation, pourquoi dans le cas d'une fécondation in-vitro pratiquerait-on un diagnostic pré-implantatoire pour s'assurer que l'individu qui naîtra 9 mois après sera exempt de telle ou telle maladie génétique? Ce diagnostic est pratiqué, car la science sait qu'au moment de la fécondation toute l'information constitutive d'un nouvel être humain, distinct de ses géniteurs, est présente et que rien ne sera ajouté et retranché après ce moment fondateur. Si telle n'était pas la réalité, faudrait-il donc admettre que l'on pratique ce diagnostic parce que que la vie humaine commence plus tôt chez l'individu porteur d'un handicap génétique que chez l'individu qui en serait exempt? Au cas où ,malgré l'évidence,un doute subsisterait pour définir le moment du commencement de la vie humaine,le droit ne devrait-il pas intervenir pour protéger l'individu dès le stade de sa conception, tout simplement à cause du doute et/ou au nom du principe de précaution par ailleurs si souvent invoqué? Je sais qu'il est difficile d'aborder ces sujets souvent traités dans un climat passionnel ou idéologique déconnecté du réel. Je sais aussi qu'en abordant ces sujetsque il est très facile de blesser telle ou telle personne, qui aurait vécu un avortement, au plus profond de son être . Mais,si l'avortement est la suppression d'un être humain totalement innocent, comment peut-on espérer construire une société fraternelle, si l'être humain au moment où il ne peut se défendre lui-même est traité de façon arbitraire, fût-elle légale, par ses semblables? Merci d'avoir pris le temps de lire ce commentaire et restant à votre disposition. didier dupuis
    2
    Groupe europe MRC
    Dimanche 15 Mai 2005 à 15:40
    Pas d'accord
    Le Groupe europe MRC vous remercie pour votre commentaire. Nous ne partageons pas votre point de vue qui mérite un débat un peu plus long que ceux permis par un simple mail. Toutefois, nous laissons votre commentaire en ligne car il est en partie argumenté. Nous vous renvoyons aux textes déjà en ligne sur la question de l'Avortement. Le texte de la Constituion ouvre une porte juridique au "Pro-Life" ce que nous condamnons !
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